Archive pour la catégorie 'POESIES'

A jamais…

Désirs, passions, brûlent ton coeur,

Rêves éphémères qui à jamais se meurent,

Ennivrée d’envies qui s’effacent,

Chaque jour, tu cherches ta place.

)()()()(

Le temps te presse de faire,

Ce que jamais tu ne feras,

Tic Tac incessant qui rit de toi,

De l’enfant dont tu gardes le mystère.

)()()()(

Souffrances intenses, larmes brûlantes,

Sentiments immenses, angoisses permanentes…

)()()()(

Ont meurtri l’enfant qui jamais n’a grandi,

On pris possession de son âme,

L’empêchant à jamais d’être femme,

Femme dont elle n’est qu’une image sans vie.

)()()()(

Aujourd’hui, tu restes prisonnière, D’un monde indifférent,

Qui dissimule sa cruauté sous des sourires rassurants,

Et tu continues ta marche, lente, hésitante,

Laissant cette âme hémophile, écouler sa peine… impuissante.

                                                                          1994-1996

 

Publié dans:POESIES |on 7 avril, 2010 |Pas de commentaires »

simplement

 

Je pense à vous tout simplement, quelque soit l’heure où le temps,

Que la vie s’agite autour de moi où que le silence se fasse roi.

Dans la tiédeur du soleil d’automne, sous ces gouttes froides qui raisonnent

Peu importe le lieu ou le cours du vent, je suis à vous tout simplement.

****

Mélange ambigu de douceurs, de rêves, d’une douleur sans trêves,

Dont mon âme sans conscience, se plonge avec délice et démence

Je suis possédée et alors, combien d’étés me restent-il encore

Avant que mon image s’efface, que je cède à mon tour la place

****

Comme ce filament qui étincelle dans un dernier éclat de lumière rebelle

Ma volonté d’être, à travers vous, m’emporte dans un désir fou

Que rien ni personne ne saurait arrêter à cette heure qui sonne

La dernière danse d’une fée qui cette fois choisira sa révérence

****

Je pense à vous dans la nuit qui descend doucement sans bruit,

Dans ce matin qui s’éveille, derrière ce regard qui s’ensommeille

Au rythme de ce train gris qui transporte mes maux enfouis

Dans mes éclats de rires, mes désirs, mes regrets, mes sourires

****

Je pense à vous tout simplement, quelque soit la couleur du temps,

Le gré des envies tenaces, ou les longues heures de nuits d’angoisses,

Dans le tourbillon des matins fiévreux, les après-midi paresseux

Peu importe, la mesure, les dièses, les bémols, je suis à vous, croche folle.

Publié dans:POESIES |on 25 février, 2010 |Pas de commentaires »

Pendant le cours de danse

Au son de ces mélodies qui glissent en cascades,

Je contemple ton corps gracile qui se balade,

je le vois se modeler, changer au fil des jours,

petite fille, mon bébé, mon Amour.

*****

La musique s’agite et tu t’envoles,

c’est à peine si tes pieds semblent toucher le sol,

tu t’appliques, et dans le miroir

je peux croiser, l’espace d’un instant, l’espièglerie de ton regard.

*****

Les notes deviennent plus saccadées,

pointes tendues, tu marches, un rien hautaine,

petit être fier, tu sembles vouloir dominer

un monde que tu découvres à peine.

*****

Les doigts du pianiste s’accélèrent sur les touches,

et tu danses, sautes, le rire à la bouche

pas de Polka, tu tournes tournes, grisée,

petit elfe léger, tu respires la liberté.

*****

Soudain, la musique s’arrête et dans le silence qui s’installe,

la magie se brise, l’endroit devient glacial

les petits chaussons roses se pressent en coeur,

c’est le moment d’embrasser le professeur.

Pour toi ma Delphine

Publié dans:POESIES |on 1 juillet, 2009 |3 Commentaires »

Voyage

Un sourire délicat aux couleurs de tendresse,

Nous ouvre pour un soir une porte d’espoir.

Je vous découvre enfin, j’en oublie ma tristesse,

Votre chaleur me gagne et j’ai envie d’y croire.

 

Vos pieds nus sur le sol, symbole d’une liberté

Que votre voix légère aux accords subtils

Dépose sur nos âmes dans un souffle d’été,

Le nôtre retenu en cet instant fragile.

 

Sous vos doigts avertis les cordes s’enflamment,

Emportant avec elles nos dernières résistances

Caressant nos corps d’une fièvre qui nous charme

Lentement, nous élèvent en une pure jouissance.

 

Vos yeux à demi clos, dans un total oubli

Ce doux sourire encor qui a tant à nous dire

Le voyage est si bon, vous l’avez bien compris

C’est toute votre personne qui vient nous conquérir.

Pour vous JLA. souvenir d’un tour sur vous même…

Publié dans:POESIES |on 1 juillet, 2009 |Pas de commentaires »

Temps

A toi, temps qui passe,

cruel et menaçant,

qui jamais ne montre sa face,

et nous menace à chaque instant.

=:=:=:=

Je hais ces ombres que tu jettes,

sur nos visages d’enfants meurtris,

pour ce moment, dont tu nous guettes

Je te hais, toi qui nous souris.

=:=:=:=

A chaque joie que tu nous donnes,

c’est un peu de notre vie qu’on te doit,

et si souvent on te pardonne

c’est que vois-tu, on a si peu de toi.

=:=:=:=

Parfois, on te supplie, on t’implore,

si loin de l’être aimé

de très vite t’écouler,

Naïfs que nous sommes alors.

=:=:=:=

Et toi, impassible, dépourvu de haine,

sans bruit, encore et encore,

tu avances et nous entraines

dans ta course vers la mort.

                                                                                         1991

Publié dans:POESIES |on 4 juin, 2009 |Pas de commentaires »

Hermana

Même mes années de larmes ont un goût de nostalgie,

Chaque année qui passe, me raccroche à la vie,

Je reviendrai vers toi, rue de mon enfance,

Je referai les pas, avec plus de confiance.

 

Je nous revois ensemble, nos chignons du dimanche,

Nos chaussures vernies, le rire de l’insouciance,

Toi si belle, moi si petite dans nos robes blanches,

Je garderai cette image, avec moins de souffrances.

 

Mes premiers pas d’école, cette étrange frayeur,

Au bout de ce couloir, cette classe si sévère,

Cette odeur si forte qui accroissait ma peur,

Je la ressens encore, c’est vrai, c’était hier.

 

Te souviens-tu princesse dans cette rue des fleurs,

Comme tu riais sans cesse, la joie au bout du coeur,

Prête à tout braver, déjà si pleine d’autorité,

Te souviens-tu princesse comme tu sentais bon l’été.

 

Mes yeux jamais assez grands pour te contempler,

Te buvaient toute entière, grisés par ta beauté,

Sur la pointe des pieds, que n’aurai-je alors donné

Pour atteindre, rien qu’une fois, ton immensité.

 

Bien loin de ton monde, comme un fantôme,

La « petite » aura, de tout son être,

Tenté en vain, maladroite peut-être,

De traverser ton étrange royaume.

 

Ainsi, je refermerai le livre,

A cette image de toi, baignée de pureté,

Rien dans mon souvenir, ne viendra ternir,

Les dernières pages qu’à pu vivre,

Cette insaisissable  fée, avant de nous quitter.

                                                                                          Ainsi, je continue de t’aimer…

Publié dans:POESIES |on 9 février, 2009 |Pas de commentaires »

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