Marianne…

 Marianne est née d’un jeu de mots où je devais créer un texte court en utilisant dix mots imposés (dont mélopée, didascalie… mots que j’ai appris pour cette occasion).

On pouvait entendre par la fenêtre ouverte, la triste et lente mélopée de Marianne toute emprise de ce chagrin qui ne semblait plus vouloir la quitter.

 Et pourtant, sur ce chemin de campagne, bien loin de la pollution des villes, flottait ce parfum de renouveau annonciateur du printemps bien aimé.

Marianne n’avait que faire de ces essences subtiles qui ne faisaient que raviver la violence de son désespoir ! Il y avait une fêlure là où sa main se posait dans une attitude dramatique ! Et elle contemplait son image ravagée par la douleur dans ce miroir qui lui faisait face.

 Marianne était le symbole même d’un drame universel ! Ce don de soi que l’Amour engendre, vous vidant de tout désir de vie lorsqu’il n’est plus partagé.

Il lui suffirait de tendre la main vers cette jolie commode, atteindre ce petit flacon d’herbes pour mettre fin à sa souffrance. Mais ce serait sans compter sur les sentiments de son ami Gabriel qui connaissant parfaitement Marianne entrerait silencieusement dans cette chambre sinistre, parcourrait la courte distance entre elle et lui, passerait ses mains autour de la taille si menue de la jeune femme lui murmurant :

- Inutile ma douce, je connais votre intention et je m’y opposerai aussi longtemps que je vivrai…

Ainsi, Antoine termine l’écriture de l’acte 3 de sa pièce, assez content de cette dernière didascalie mettant fin à la scène.

Publié dans : NOUVELLES |le 10 février, 2010 |Pas de Commentaires »

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