Temps

A toi, temps qui passe,

cruel et menaçant,

qui jamais ne montre sa face,

et nous menace à chaque instant.

=:=:=:=

Je hais ces ombres que tu jettes,

sur nos visages d’enfants meurtris,

pour ce moment, dont tu nous guettes

Je te hais, toi qui nous souris.

=:=:=:=

A chaque joie que tu nous donnes,

c’est un peu de notre vie qu’on te doit,

et si souvent on te pardonne

c’est que vois-tu, on a si peu de toi.

=:=:=:=

Parfois, on te supplie, on t’implore,

si loin de l’être aimé

de très vite t’écouler,

Naïfs que nous sommes alors.

=:=:=:=

Et toi, impassible, dépourvu de haine,

sans bruit, encore et encore,

tu avances et nous entraines

dans ta course vers la mort.

                                                                                         1991

Publié dans : POESIES |le 4 juin, 2009 |Pas de Commentaires »

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