Hermana

Même mes années de larmes ont un goût de nostalgie,

Chaque année qui passe, me raccroche à la vie,

Je reviendrai vers toi, rue de mon enfance,

Je referai les pas, avec plus de confiance.

 

Je nous revois ensemble, nos chignons du dimanche,

Nos chaussures vernies, le rire de l’insouciance,

Toi si belle, moi si petite dans nos robes blanches,

Je garderai cette image, avec moins de souffrances.

 

Mes premiers pas d’école, cette étrange frayeur,

Au bout de ce couloir, cette classe si sévère,

Cette odeur si forte qui accroissait ma peur,

Je la ressens encore, c’est vrai, c’était hier.

 

Te souviens-tu princesse dans cette rue des fleurs,

Comme tu riais sans cesse, la joie au bout du coeur,

Prête à tout braver, déjà si pleine d’autorité,

Te souviens-tu princesse comme tu sentais bon l’été.

 

Mes yeux jamais assez grands pour te contempler,

Te buvaient toute entière, grisés par ta beauté,

Sur la pointe des pieds, que n’aurai-je alors donné

Pour atteindre, rien qu’une fois, ton immensité.

 

Bien loin de ton monde, comme un fantôme,

La « petite » aura, de tout son être,

Tenté en vain, maladroite peut-être,

De traverser ton étrange royaume.

 

Ainsi, je refermerai le livre,

A cette image de toi, baignée de pureté,

Rien dans mon souvenir, ne viendra ternir,

Les dernières pages qu’à pu vivre,

Cette insaisissable  fée, avant de nous quitter.

                                                                                          Ainsi, je continue de t’aimer…

Publié dans : POESIES |le 9 février, 2009 |Pas de Commentaires »

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