Bienvenue

Besoin de les laisser s’écouler,

comme on laisserait s’écouler un trop plein d’émotions.

Besoin de s’en remplir les yeux,

de les sentir infiltrer notre esprit.

Quelque soit notre besoin,

Les mots ont un pouvoir précieux,

celui de nourrir notre âme par la lecture,

ou de l’alléger par l’écriture.

Publié dans : PRESENTATION | le 6 mars, 2009 |2 Commentaires »

A jamais…

Désirs, passions, brûlent ton coeur,

Rêves éphémères qui à jamais se meurent,

Ennivrée d’envies qui s’effacent,

Chaque jour, tu cherches ta place.

)()()()(

Le temps te presse de faire,

Ce que jamais tu ne feras,

Tic Tac incessant qui rit de toi,

De l’enfant dont tu gardes le mystère.

)()()()(

Souffrances intenses, larmes brûlantes,

Sentiments immenses, angoisses permanentes…

)()()()(

Ont meurtri l’enfant qui jamais n’a grandi,

On pris possession de son âme,

L’empêchant à jamais d’être femme,

Femme dont elle n’est qu’une image sans vie.

)()()()(

Aujourd’hui, tu restes prisonnière, D’un monde indifférent,

Qui dissimule sa cruauté sous des sourires rassurants,

Et tu continues ta marche, lente, hésitante,

Laissant cette âme hémophile, écouler sa peine… impuissante.

                                                                          1994-1996

 

Publié dans : POESIES | le 7 avril, 2010 |Pas de Commentaires »

simplement

 

Je pense à vous tout simplement, quelque soit l’heure où le temps,

Que la vie s’agite autour de moi où que le silence se fasse roi.

Dans la tiédeur du soleil d’automne, sous ces gouttes froides qui raisonnent

Peu importe le lieu ou le cours du vent, je suis à vous tout simplement.

****

Mélange ambigu de douceurs, de rêves, d’une douleur sans trêves,

Dont mon âme sans conscience, se plonge avec délice et démence

Je suis possédée et alors, combien d’étés me restent-il encore

Avant que mon image s’efface, que je cède à mon tour la place

****

Comme ce filament qui étincelle dans un dernier éclat de lumière rebelle

Ma volonté d’être, à travers vous, m’emporte dans un désir fou

Que rien ni personne ne saurait arrêter à cette heure qui sonne

La dernière danse d’une fée qui cette fois choisira sa révérence

****

Je pense à vous dans la nuit qui descend doucement sans bruit,

Dans ce matin qui s’éveille, derrière ce regard qui s’ensommeille

Au rythme de ce train gris qui transporte mes maux enfouis

Dans mes éclats de rires, mes désirs, mes regrets, mes sourires

****

Je pense à vous tout simplement, quelque soit la couleur du temps,

Le gré des envies tenaces, ou les longues heures de nuits d’angoisses,

Dans le tourbillon des matins fiévreux, les après-midi paresseux

Peu importe, la mesure, les dièses, les bémols, je suis à vous, croche folle.

Publié dans : POESIES | le 25 février, 2010 |Pas de Commentaires »

Marianne…

 Marianne est née d’un jeu de mots où je devais créer un texte court en utilisant dix mots imposés (dont mélopée, didascalie… mots que j’ai appris pour cette occasion).

On pouvait entendre par la fenêtre ouverte, la triste et lente mélopée de Marianne toute emprise de ce chagrin qui ne semblait plus vouloir la quitter.

 Et pourtant, sur ce chemin de campagne, bien loin de la pollution des villes, flottait ce parfum de renouveau annonciateur du printemps bien aimé.

Marianne n’avait que faire de ces essences subtiles qui ne faisaient que raviver la violence de son désespoir ! Il y avait une fêlure là où sa main se posait dans une attitude dramatique ! Et elle contemplait son image ravagée par la douleur dans ce miroir qui lui faisait face.

 Marianne était le symbole même d’un drame universel ! Ce don de soi que l’Amour engendre, vous vidant de tout désir de vie lorsqu’il n’est plus partagé.

Il lui suffirait de tendre la main vers cette jolie commode, atteindre ce petit flacon d’herbes pour mettre fin à sa souffrance. Mais ce serait sans compter sur les sentiments de son ami Gabriel qui connaissant parfaitement Marianne entrerait silencieusement dans cette chambre sinistre, parcourrait la courte distance entre elle et lui, passerait ses mains autour de la taille si menue de la jeune femme lui murmurant :

- Inutile ma douce, je connais votre intention et je m’y opposerai aussi longtemps que je vivrai…

Ainsi, Antoine termine l’écriture de l’acte 3 de sa pièce, assez content de cette dernière didascalie mettant fin à la scène.

Publié dans : NOUVELLES | le 10 février, 2010 |Pas de Commentaires »

Le doute

 

Alors que le plaisir et la joie de vivre se laissent doucement glisser vers le bonheur, le doute, insidieux et malsain, s’installe. Il prend ses aises comme à son habitude et ne tarde pas à oeuvrer pour sa grande cause.

le plaisir : Attends un instant

le bonheur : la porte est ouverte, si tu ne viens pas maintenant tu passeras encore à mes côtés sans me connaître.

le plaisir : je viens. J’ai juste besoin d’un moment de réflexion.

la réflexion : je suis toute à toi !

le bonheur : Oh toi tu n’es pas seule

le doute : j’accompagne toujours la réflexion. Dois-je te le rappeler ?

le bonheur : je me disais bien aussi. ça ne pouvait être que toi vaurien !

le doute : On se calme Monsieur eau de rose ! On oublie mon importance ! On veut faire le grand ! Mais c’est compter sans mon pouvoir !

le bonheur : t’oublier ? Quel doux rêve…

le rêve : Demandez et vous serez servi !

le joie de vivre : Alors fais vite ! débarrasse nous de ce nuage noir ! Je n’ai pas de temps à perdre. Le plaisir et moi-même avons un doux projet.

le plaisir : c’est que je ne sais plus trop, j’ai des d….

le temps : Tais toi malheureux tu vas nous perdre ! Allez prend un peu de moi et profite. Regarde cette porte, c’est facile, elle est ouverte. Tu n’as qu’un pas à faire, la joie de vivre est avec toi, tu ne crains rien.

le doute : tu ne crains rien en effet. Juste te tromper de porte et heurter un mur qui ne fera de toi qu’une bouchée !

la joie de vivre : je ne me sens pas très bien, je crois que je vais dormir un peu

le plaisir : je m’éteins.

le bonheur : bon et bien tant pis, je referme ma porte.

Publié dans : NOUVELLES | le 13 décembre, 2009 |2 Commentaires »

Le Hautbois

Simone et René sont confortablement installés dans l’Auditorium. Le concert va bientôt commencer… La salle est pleine, la soirée prometteuse.

Simone a du mal à tenir en place. Elle ajuste puis retire ses lunettes. Regarde les derniers spectateurs entrer, en choisit un au hasard et le suit des yeux jusqu’à ce qu’il soit assis. Puis elle reprend son jeu avec ses lunettes, regarde René en coin, se penche vers lui et déclare :

- Elle a grossi Madeleine. Ouh la la elle est comme ça, Poufffffffffffff. Et Simone gonfle ses joues en regardant son époux.

René qui était concentré sur la lecture du programme, lève un regard distrait sur sa femme.

- Ah oui dis donc. Puis il reprend sa lecture ; impassible.

Mais Simone a envie de parler, alors elle continue :

- Elle est toute bouffie, on croirait qu’elle est sous cortisone !

René, cette fois ne lève pas les yeux et murmure :

- la boisson, ça ne l’arrange pas non plus.

- Tu l’as dit ! Et qu’est-ce qu’elle boit la pauvre Madeleine. C’est pas bon et puis c’est mauvais pour les artères.

Les lumières s’éteignent doucement. René lève la tête et se redresse dans son fauteuil en position d’écoute attentive. Simone elle, semble contrariée d’être ainsi interrompue, puis son regard se fixe sur la scène. Les musiciens entrent silencieux sous les applaudissement respectueux des spectateurs.

Ils accordent leurs instruments et bientôt le chef d’orchestre fait son entrée à son tour sous l’accueil chaleureux du public.

Le silence est total, presque palpable dans l’attente des premières notes qui bientôt transporteront cette salle dans leur voyage musical.

Simone toussote, sous le regard désapprobateur de son voisin de droite. René lui, semble totalement captivé par cette ouverture de Bach et son attitude totalement fermée au monde qui l’entoure semble calmer quelque peu notre Simone qui se cale dans son fauteuil dans une position apparemment résignée.

S’il n’y avait qu’elle, Simone ne serait pas sortie ce soir. Elle ne partage pas l’intérêt de son mari pour la musique classique mais rester seule à la maison est au dessus de ses forces. Alors elle accompagne René et chaque fois, tente vainement de s’intéresser. Car c’est qu’elle l’aime son petit mari et ne veut pas le décevoir. Après quarante cinq ans de mariage Simone nourrit toujours un amour sans faille pour l’homme qui partage sa vie.

Alors elle fait de grands efforts notre Simone et parfois même, parvient à ressentir la musique en elle.

Souvent, elle contemple discrètement le visage de René cherchant à percer ce secret qui rend son visage si épanoui, un peu jalouse aussi de ce plaisir intense qui lui est étranger. Quand elle l’observe ainsi, elle tente à son tour de se donner aux accords puissants des instruments, dans une attente aussi avide que vaine.

A cet instant Simone ne bouge plus un pouce. Immobile elle écoute. Mais comme elle ne parvient pas à faire le vide dans sa tête, elle se récite quelques règles. « je ne dois pas applaudir entre les mouvements ». « je ne dois pas parler non plus »…

Les dernières notes de cette magnifique ouverture viennent à peine de mourir que les applaudissements fusent. Simone se détend. Elle peut enfin bouger un peu.

- Elle joue bien la dame là mais elle fait un drôle de son sa flûte !

Le retour du silence ayant été plus rapide que la voix assez forte de Simone, personne n’a pu échapper à ces derniers propos. Quelques personnes assises sur la rangée juste devant se retournent les yeux fusillant notre pauvre coupable qui, ne se rendant pas compte du malaise, poursuit :

- Hein René tu ne trouves pas ?

René, après un regard d’excuse aux spectateurs furieux, pose doucement sa main sur celle de son épouse dans un geste presque paternel. Conciliant, Il glisse à son oreille :

- C’est un hautbois chérie.

Publié dans : NOUVELLES | le 12 septembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Pendant le cours de danse

Au son de ces mélodies qui glissent en cascades,

Je contemple ton corps gracile qui se balade,

je le vois se modeler, changer au fil des jours,

petite fille, mon bébé, mon Amour.

*****

La musique s’agite et tu t’envoles,

c’est à peine si tes pieds semblent toucher le sol,

tu t’appliques, et dans le miroir

je peux croiser, l’espace d’un instant, l’espièglerie de ton regard.

*****

Les notes deviennent plus saccadées,

pointes tendues, tu marches, un rien hautaine,

petit être fier, tu sembles vouloir dominer

un monde que tu découvres à peine.

*****

Les doigts du pianiste s’accélèrent sur les touches,

et tu danses, sautes, le rire à la bouche

pas de Polka, tu tournes tournes, grisée,

petit elfe léger, tu respires la liberté.

*****

Soudain, la musique s’arrête et dans le silence qui s’installe,

la magie se brise, l’endroit devient glacial

les petits chaussons roses se pressent en coeur,

c’est le moment d’embrasser le professeur.

Pour toi ma Delphine

Publié dans : POESIES | le 1 juillet, 2009 |3 Commentaires »

Voyage

Un sourire délicat aux couleurs de tendresse,

Nous ouvre pour un soir une porte d’espoir.

Je vous découvre enfin, j’en oublie ma tristesse,

Votre chaleur me gagne et j’ai envie d’y croire.

 

Vos pieds nus sur le sol, symbole d’une liberté

Que votre voix légère aux accords subtils

Dépose sur nos âmes dans un souffle d’été,

Le nôtre retenu en cet instant fragile.

 

Sous vos doigts avertis les cordes s’enflamment,

Emportant avec elles nos dernières résistances

Caressant nos corps d’une fièvre qui nous charme

Lentement, nous élèvent en une pure jouissance.

 

Vos yeux à demi clos, dans un total oubli

Ce doux sourire encor qui a tant à nous dire

Le voyage est si bon, vous l’avez bien compris

C’est toute votre personne qui vient nous conquérir.

Pour vous JLA. souvenir d’un tour sur vous même…

Publié dans : POESIES | le 1 juillet, 2009 |Pas de Commentaires »

Temps

A toi, temps qui passe,

cruel et menaçant,

qui jamais ne montre sa face,

et nous menace à chaque instant.

=:=:=:=

Je hais ces ombres que tu jettes,

sur nos visages d’enfants meurtris,

pour ce moment, dont tu nous guettes

Je te hais, toi qui nous souris.

=:=:=:=

A chaque joie que tu nous donnes,

c’est un peu de notre vie qu’on te doit,

et si souvent on te pardonne

c’est que vois-tu, on a si peu de toi.

=:=:=:=

Parfois, on te supplie, on t’implore,

si loin de l’être aimé

de très vite t’écouler,

Naïfs que nous sommes alors.

=:=:=:=

Et toi, impassible, dépourvu de haine,

sans bruit, encore et encore,

tu avances et nous entraines

dans ta course vers la mort.

                                                                                         1991

Publié dans : POESIES | le 4 juin, 2009 |Pas de Commentaires »

VERSAILLES – Son Château

 

Une petite visite de ce château prestigieux ?

Bien, permettez-moi de vous accompagner au cours de cette promenade à travers quelques photos et explications.

 

 

ChâteauVous vous approchez de cette majestueuse grille de 328 ans !! et 80 mètres de long.

Elle a été récemment rénovée, travaux qui auront demandé deux années de labeur. (15 tonnes de fer pur, 100.000 feuilles d’or…).

La rénovation de cette majestueuse grille s’est  achevée le 9 juillet 2008 et s’est déroulée sous la maîtrise d’ouvrage de Frédéric Didier, Architecte en Chef des Monuments historiques.

Publié dans : PHOTOS, VERSAILLES - SON CHATEAU | le 23 mai, 2009 |Pas de Commentaires »

La Chapelle Royale

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C’est dans cette Chapelle que chaque jour, les Rois Louis IV, Louis XV et Louis XVI ont à leur tour assisté à la messe quotidienne. Moment important de la journée d’un Roi.

Ils ne descendaient au centre de la Nef que pour les grandes  fêtes lithurgiques. Cet espace était celui des courtisans. Les Dames de la Cour elles, étaient placées sur les tribunes latérales.

C’est également Jules Hardouin Mansart qui fût l’auteur de cette magnifique Chapelle. Les travaux de décorations eux, furent dirigés par son beau frère, Robert de Cotte.

Publié dans : PHOTOS, VERSAILLES - SON CHATEAU | le 22 mai, 2009 |Pas de Commentaires »
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